John Gerrard est surtout connu pour son engagement dans des œuvres de grande envergure prenant la forme de simulations informatiques en temps réel, créées avec une minutie extrême sur plusieurs mois, voire plusieurs années. Explorant souvent des lieux géographiquement isolés, comme dans son travail pour la 53e Biennale de Venise qui présentait des projections à grande échelle basées sur la documentation des Grandes Plaines agricoles américaines, ses œuvres font fréquemment référence aux structures de pouvoir et aux réseaux énergétiques qui ont permis l'expansion de l'activité humaine au cours du siècle dernier.
Gerrard (né en 1974 à Dublin, en Irlande) vit et travaille entre Dublin et Vienne. Des expositions personnelles de son œuvre ont été présentées au Kistefos Museet de Jevnaker, en Norvège (2014) ; au Manchester International Festival, en Angleterre (2011) ; à Ivorypress, à Madrid (2011) ; au Perth Institute of Contemporary Art, en Australie (2011) ; à la Void Gallery, à Derry, en Irlande (2011) ; à la Scottish National Gallery of Modern Art, à Édimbourg (2010) ; à Art on the Underground, à la station Canary Wharf, à Londres (2009-10) ; au Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, à Washington, D.C. (2009) ; et à la 53e Biennale de Venise (2009). Le Royal Ballet lui a commandé une œuvre. Exercice de tir réel (En collaboration avec Wayne McGregor), une œuvre créée au Royal Opera House de Londres en mai 2011 et qui a rencontré un vif succès. L'artiste est titulaire d'un BFA de la Ruskin School of Drawing and Fine Art de l'Université d'Oxford (1997) et a poursuivi des études supérieures à la School of the Art Institute of Chicago (2000) et au Trinity College de Dublin (2001). Gerrard est représentée par la galerie Thomas Dane à Londres et la galerie Simon Preston à New York.
(à partir de 2014)

