Disco d'avant en arrière Cette exposition présente des photographies inédites de Farah Al Qasimi (née en 1991 à Abou Dabi, Émirats arabes unis) qui célèbrent l'individualité et les choix esthétiques qui confèrent aux espaces et aux environnements un caractère unique et personnel. Les 17 photographies de cette nouvelle série isolent et mettent en lumière la beauté de moments apparemment insignifiants au sein du tumulte visuel et sonore de New York. Affichées sur une centaine d'abribus dans les cinq arrondissements, ces photographies grand format s'intègrent au parcours des New-Yorkais à hauteur de leurs yeux. Réparties en groupes dans plus de 18 quartiers, elles permettent au public de découvrir plusieurs photographies à proximité les uns des autres, que ce soit à pied ou en bus. Ces abribus, supports traditionnellement utilisés pour la publicité, rassemblent des images de personnes, de scènes de rue, d'intérieurs et de surfaces pour explorer l'expérience d'être un individu dans une ville hyperstimulante.
Al Qasimi a développé un style photographique unique, qui lui est propre et qui évolue constamment. Durant un mois, à l'automne 2019, elle a choisi pour la première fois New York comme sujet, se concentrant principalement sur les quartiers où prospèrent les petits commerces. Elle a photographié des boutiques, des salons de coiffure, des rues et des maisons, d'Astoria (Queens) à Chinatown (Manhattan), en passant par Bay Ridge (Brooklyn). Attirée par l'abondance visuelle, la richesse des textures et la saturation des couleurs – caractéristiques de son enfance aux Émirats arabes unis –, Al Qasimi capture des expressions vibrantes de la personnalité. Ses œuvres mettent en lumière des styles individuels et des traditions culturelles qui émergent du chaos et de l'anonymat de la ville. Lustre Bodega Un luminaire en cristal ouvragé domine le plafond d'une épicerie appartenant à un Yéménite à Ridgewood, dans le Queens, éclipsant les produits exposés. Voiture garée, Des guirlandes de fleurs artificielles provenant d'un mariage indien ornent une voiture grise et lustrée dans le quartier d'Al Qasimi.
Les portraits d'Al Qasimi remettent en question les idées traditionnelles associées à la figuration en utilisant des éléments de camouflage, de dissimulation et de révélation. Ses portraits énigmatiques témoignent de son approche du genre : les visages de ses sujets sont partiellement obstrués ou totalement absents, tandis que leur vitalité est au contraire accentuée par les vêtements, les coiffures et les poses. Femme en imprimé léopard, Un œil unique se révèle dans le reflet d'un miroir de poche tandis que la femme au foulard léopard s'observe. Coco, un cacatoès qui réside dans un magasin de rideaux à Les photographies dans Disco d'avant en arrière Les actes d'embellissement, tant pour soi-même que pour la ville, mettent en valeur les particularités et la beauté d'environnements souvent négligés.
Farah Al Qasimi : Disco en aller-retour est organisé par Public Art Fund Conservatrice adjointe, Katerina Stathopoulou.