
Edgar Tas d'Oiseaux, Christopher Hewat, Margia Kramer, Thomas Lawson, Yong Soon Min Exposition collective au parc de l'hôtel de ville, 1988
A propos de l'exposition
Edgar Tas d'oiseaux, Hôtes natifs
Six panneaux en aluminium blanc et rouge, fixés sur des sections de clôture angulaire orange, entourent le parc de l'hôtel de ville. Hôtes natifs L'œuvre d'Edgar Heap-of-Birds (né en 1954 à Wichita, Kansas) est composée de panneaux portant un message de bienvenue annonçant l'une des six tribus amérindiennes (Sénéca, Tuscarora, Mohawk, Werpoe, Shinnecock et Manhattan) comme hôte du jour. Par exemple : « New York, aujourd'hui, votre hôte est la tribu Werpoe. » L'artiste souhaite ainsi attirer l'attention sur les nombreuses nations amérindiennes dont les membres vivent et travaillent dans la région de New York.
Christopher Hewat, Objet municipal
La puissance de l'obélisque — sa familiarité ainsi que ses associations les plus courantes avec la grandeur, le triomphe et la mort — a fasciné Christopher Hewat (né en 1949 à New York) et a inspiré sa dernière œuvre. Objet municipal Cette exposition propose une exploration intense de la forme de l'obélisque, du réalisme au théâtral. Les sculptures sont de grands monuments que l'on peut admirer à 360 degrés. Hewat les a entourées d'une clôture, créant ainsi un sanctuaire dédié à la mémoire et invitant le visiteur à contempler la mortalité sans éprouver de chagrin particulier.
Après sa dernière exposition de panneaux de bois incrustés, Hewat renoue avec son intérêt pour l'architecture funéraire, qu'il avait initialement exprimé à travers des boucliers grandeur nature évoquant des couvercles de cercueils. Grâce à un talent exceptionnel pour le travail du bois et à une intuition infaillible des proportions classiques, Hewat a créé des objets géométriques empreints de dignité, qui investissent l'espace avec force et émotion. Il patine les flèches creuses – réalisées en pruche, en érable et en tulipier – de marques sensuelles et de teintes chaudes et élégantes. Autour de chaque monolithe, de délicates clôtures ornées de fines filigranes protègent son essence.
Reflet d'une inclination esthétique propre à sa génération, Hewat est attiré par la géométrie, ce qui lui permet d'explorer la puissance expressive des textures, des couleurs et des formes en les confrontant à une structure formelle. En choisissant un sujet antique comme armature de son œuvre, Hewat semble accepter à la fois l'ambiguïté et le défi que représente la réinterprétation de formes historiques dans l'art contemporain.
Margia Kramer, Obélisque, pour Raymond Williams
Margia Kramer Obélisque, pour Raymond Williams Il s'agit d'une pyramide en bois rustique de 12 mètres de haut, partiellement ouverte. La partie supérieure est constituée de panneaux de plexiglas, percés d'un oculus à la jonction des quatre frontons transparents. Le mot « révolution » est inscrit en segments sur les faces internes des panneaux. Kramer (née en 1936 à New York) explique que sa sculpture s'inspire de l'obélisque de Paul Revere et des mâts de la liberté érigés sur le Common en 1766, symbolisant l'abrogation du Stamp Act britannique et le début de la Révolution américaine. Elle est dédiée à un penseur britannique contemporain qui a écrit sur la longue révolution contre la tyrannie.
Thomas Lawson, Vertu civique / Droits civiques
Vertu civique / Droits civiques L'œuvre de Thomas Lawson (né en 1951 à Glasgow, en Écosse) est une structure en forme de disque composée de trois panneaux, placée sur l'ancien emplacement de la sculpture de Frederick MacMonnie datant de 1919. Vertu civiqueL'œuvre associe des images de cette sculpture, ainsi que des statues de Nathan Hale et d'Horace Greeley (également présentes dans le parc de l'Hôtel de Ville), à des panneaux portant les inscriptions « vertus civiques » et « droits civiques ». Lawson explique : « Je souhaite créer une situation qui incitera les gens à s'interroger sur le discours public relatif aux vertus civiques et aux droits civiques tel qu'il est représenté dans la sculpture publique, et à réfléchir au décalage entre ce discours et la réalité quotidienne. »
Yong Soon Min, Lame de fond
Yong Soon Min (né en 1953 à Séoul, en Corée du Sud) a créé Lame de fond, une succession de trois maisons représentant l'évolution d'une communauté idéale. La première est prototypique : noire, sans particularité, à moitié enterrée et à moitié émergente. La deuxième est ouverte et aérée, avec une spirale noire et blanche à l'intérieur qui suggère des forces opposées et la lutte pour le changement. La dernière maison est aux couleurs vives et accueillante. L'artiste la décrit comme « une AccueilEnfin habité par des personnes de tous horizons qui y ressentent un fort sentiment d'appartenance et de communauté, le parc de l'Hôtel de Ville est le symbole vivant de cet espace public où se sont déroulées d'innombrables déclarations, célébrations et manifestations, témoignant de la vision idéale et du progrès social de ses citoyens. J'espère que mon œuvre pourra apporter sa voix symbolique à ce concert permanent.
Galerie photos
Cette installation est sponsorisée par Public Art Fund, Inc. en coopération avec le Département des parcs et des loisirs de la ville de New York, avec le soutien du National Endowment for the Arts, du Département des affaires culturelles de la ville de New York et du Département des transports de la ville de New York.





































